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L’Union européenne prépare de nouvelles sanctions contre la Russie, et cette fois, le secteur des cryptomonnaies est particulièrement visé. À Bruxelles, les appels pour intensifier les mesures contre les pays aidant Moscou à contourner les sanctions économiques se multiplient. Cela mène à une escalade notable : deux banques kirghizes pourraient être les premières touchées.

L’UE cible les banques kirghizes à cause des cryptos

Dans son vingtième paquet de sanctions contre la Russie, l’UE envisage de placer deux banques kirghizes sur sa liste noire, rapporte l’agence Reuters. Il s’agit de la Keremet Bank et de la Capital Bank of Central Asia.

Selon Bruxelles, ces banques auraient facilité des transactions en cryptomonnaies permettant à la Russie de contourner les sanctions existantes. C’est la première fois que l’Europe impose explicitement des sanctions aux banques pour leur rôle dans les services cryptographiques à la Russie.

Cela marque un changement clair dans la politique de sanctions. Alors que l’UE ciblait auparavant principalement les intérêts russes directs, l’accent est désormais mis sur les pays tiers soutenant Moscou indirectement. Outre le Kirghizstan, le Tadjikistan, le Laos, la Géorgie et l’Indonésie figurent également sur le radar de Bruxelles.

Vers une interdiction totale des cryptos pour la Russie ?

La proposition de la Commission européenne prévoit d’exclure toutes les institutions financières impliquées dans des transactions cryptographiques avec la Russie de toute activité avec l’UE.

Cela ne concerne pas uniquement les banques traditionnelles, mais également les plateformes de cryptomonnaies et les fournisseurs de stablecoins. Le projet de rouble numérique de la Russie et son infrastructure associée seraient également affectés.

La Russie expérimente depuis longtemps un rouble numérique. Selon les plans actuels, les grandes banques et entreprises avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à 120 millions de roubles devront l’accepter à partir de septembre 2026. Les sanctions européennes pourraient fortement compliquer ce déploiement.

Selon des sources informées, l’objectif est de combler une faille dans le réseau de sanctions. La Russie aurait accès aux technologies sensibles et aux biens militaires via des canaux cryptographiques étrangers. Avec ces nouvelles mesures, Bruxelles souhaite bloquer cette voie.

Les ports et le commerce des matières premières également visés

Le focus européen va au-delà du secteur financier. Des ports comme celui de Kulevi en Géorgie et de Karimun en Indonésie, où le pétrole russe transite, sont également dans le collimateur.

De plus, l’UE souhaite restreindre l’exportation de biens tels que les métaux, les moyens de communication et les pièces détachées vers le Kirghizstan et d’autres alliés de la Russie.

Pour la première fois, une « mesure anti-contournement » est mise en œuvre. Ce mécanisme permet d’interdire les exportations vers les pays tentant de contourner les sanctions.

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