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L’Irak accroît la pression sur l’Opep. Le pays avertit qu’il pourrait quitter l’organisation s’il n’obtient pas des quotas de production plus élevés. L’Opep fait ainsi face à une nouvelle lutte d’influence interne, quelques mois après le départ des Émirats arabes unis du cartel afin de pouvoir produire davantage.

L’Irak veut augmenter sa production de pétrole

Pour l’heure, l’Irak n’a pas l’intention de quitter l’Opep. C’est ce qu’a rappelé Salim Al Rikabi, porte-parole du ministère irakien du Pétrole. Selon lui, le pays continuera de respecter les accords au sein de l’organisation, mais à une condition majeure.

Bagdad entend fortement relever sa production pétrolière dans les prochaines années afin de mieux répondre à ses besoins économiques. Pour cela, l’Opep doit rehausser les quotas de production actuellement attribués à l’Irak. À défaut, le pays n’exclut plus un départ de l’organisation.

« Le ministère n’envisage pas, à ce stade, de se retirer de l’Opep et reste attaché à l’organisation et à ses accords », a déclaré Al Rikabi. « Mais comme l’Irak veut augmenter sa production en fonction de ses capacités et de ses besoins, l’organisation doit relever nos quotas. Sinon, il faudra décider de rester ou de partir. »

L’Opep de nouveau sous pression

Cette prise de position intervient à un moment sensible pour l’Opep. L’organisation a déjà perdu un membre important plus tôt cette année, lorsque les Émirats arabes unis ont décidé de quitter le cartel. Cette décision est intervenue après des années de tensions avec l’Arabie saoudite, leader du marché, au sujet des restrictions de production.

Pour éviter de nouveaux conflits, l’Opep et ses alliés travaillent actuellement à une révision des capacités de production de l’ensemble des États membres. Cette évaluation technique doit être finalisée plus tard cette année et servira de base aux quotas de production qui s’appliqueront à partir de 2027.

Pour l’Irak, l’issue de cette évaluation est déterminante. Si le pays n’obtient pas de marge pour mettre davantage de pétrole sur le marché, la pression en faveur d’une sortie effective de l’Opep pourrait encore monter.

Quelles conséquences pour le marché pétrolier ?

Un éventuel départ de l’Irak constituerait un nouveau défi pour l’Opep, qui s’efforce précisément de coordonner la production mondiale de pétrole et de maintenir les prix stables.

L’Irak figure parmi les plus grands producteurs de l’organisation. Si le pays augmentait sa production en dehors des accords de l’Opep, l’offre sur le marché mondial pourrait s’accroître. Cela exerce généralement une pression à la baisse sur les prix du pétrole et peut avoir des répercussions sur les entreprises énergétiques, l’inflation et les marchés financiers à l’échelle mondiale.

Dans les prochains mois, les négociations sur les quotas au sein de l’Opep seront donc suivies de près, non seulement par les traders de pétrole, mais aussi par les investisseurs.

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