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Selon Pierre Wunsch, gouverneur de la banque centrale belge, l’Europe est naïve si elle pense que l’ancien modèle économique libéral fonctionne encore dans l’ordre mondial actuel, rapporte le Financial Times.

D’après Wunsch, les responsables européens s’accrochent trop aux échanges ouverts, à un soutien étatique limité et à des règles strictes de concurrence. Cela fonctionnait dans un monde où les pays respectaient les mêmes règles. Mais ce monde n’existe plus.

Wunsch souligne que « l’ouverture au commerce et les règles strictes de soutien étatique fonctionnaient dans un monde basé sur les règles. Ce monde a disparu. »

Les États-Unis et la Chine jouent un autre jeu

Le cœur de sa critique est que l’Europe agit encore comme si le terrain de jeu était uniforme. En réalité, les États-Unis et la Chine ont ajusté leur stratégie économique.

Sous Donald Trump, Washington s’est davantage concentré sur l’America First, le protectionnisme et la politique industrielle. La Chine utilise depuis longtemps des subventions, un contrôle étatique et un soutien stratégique pour les secteurs jugés importants par Pékin.

Selon Wunsch, l’Europe ne peut pas simplement continuer comme si les anciennes règles de libre-échange étaient toujours en vigueur. Sa position est tranchée : comment respecter des règles dans un monde où d’autres ne le font pas ?

L’Europe évite les choix difficiles

Wunsch estime que l’Europe tente trop souvent de tout vouloir à la fois : le libre-échange, les ambitions climatiques, une industrie forte, des coûts réduits et une autonomie stratégique. Mais il pense que l’UE doit être plus honnête avec elle-même sur les compromis à faire.

Les industries à forte intensité énergétique posent notamment problème. L’Europe a des coûts énergétiques structurellement plus élevés que beaucoup de ses concurrents, mais elle souhaite en même temps maintenir la production nationale. Selon Wunsch, l’Europe doit reconnaître que certains secteurs ne sont tout simplement pas compétitifs.

Cela touche également l’agenda vert. L’UE veut être neutre en carbone d’ici 2050, mais les crises successives ont mis cette politique sous pression : le Covid-19, la guerre en Ukraine et maintenant la crise énergétique autour de l’Iran. En raison des prix élevés de l’énergie et de la faible croissance, les appels à un assouplissement des règles climatiques se multiplient.

L’innovation reste un point faible

Wunsch avertit également que l’Europe prend de plus en plus de retard dans les nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle à la robotique. Selon lui, l’UE est à la traîne des États-Unis et de la Chine, vague après vague.

Cela complique aussi la réglementation européenne. L’Europe tente de réguler des technologies qu’elle ne maîtrise pas elle-même, ce qui risque de rendre le continent dépendant des innovations extérieures, tout en ayant moins d’influence sur les normes futures.

Par le passé, il était peut-être encore soutenable d’être un suiveur technologique. Mais dans un monde où l’IA, les puces et la robotique deviennent rapidement stratégiques, cette position peut devenir dangereuse.

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