Les États-Unis avertissent les banques qu’elles risquent des sanctions si elles financent des raffineries privées chinoises achetant du pétrole iranien. Washington intensifie ainsi la pression sur Téhéran, malgré les tensions avec Pékin à l’approche d’un sommet prévu entre les dirigeants des deux pays.
Sanctions contre une grande raffinerie chinoise
Les États-Unis renforcent la pression sur l’Iran en s’attaquant à ses exportations de pétrole, une source majeure de revenus pour Téhéran. Fin de semaine dernière, le département américain du Trésor a placé sur liste noire la Hengli Petrochemical Refinery à Dalian, l’une des plus grandes raffineries privées de Chine et un acteur clé du secteur.
Ce n’est pas tout. Mardi, Washington a également averti les banques du monde entier qu’elles risquaient des sanctions si elles continuaient à participer au commerce du pétrole iranien.
Le message est clair : ceux qui continuent d’aider l’Iran pourraient être touchés eux-mêmes. Selon le ministère, il est prêt à aller loin en s’en prenant également aux banques étrangères via des sanctions secondaires.
C’est pourquoi les institutions financières doivent être particulièrement vigilantes concernant les transactions avec les raffineries, notamment dans la province chinoise du Shandong. Les banques sont également tenues d’informer leurs partenaires internationaux des règles et risques plus stricts.
Les banques d’État chinoises choisissent la prudence
La Chine ne reconnaît pas officiellement les sanctions unilatérales, mais en pratique, les entreprises d’État se montrent prudentes. Les grandes banques d’État évitent généralement de commercer du pétrole figurant sur la liste noire. Elles veulent éviter de perdre l’accès au système mondial en dollars.
Les plus grandes banques du pays, telles que ICBC et Bank of China, respectent depuis longtemps les sanctions américaines contre des pays comme l’Iran et la Corée du Nord.
Cette prudence s’est déjà manifestée auparavant. En février 2022, ces banques ont réduit leur financement des matières premières russes, avant même que les entreprises énergétiques ne soient officiellement sous sanctions. Lorsque les États-Unis ont mis en place des sanctions secondaires plus strictes fin 2023, plusieurs banques chinoises ont encore renforcé leurs règles.
Les « teapots » restent les principaux acheteurs
La Chine reste le principal acheteur de pétrole sous sanctions, notamment via un réseau de petites raffineries connues sous le nom de « teapots ». Ces entreprises sont devenues les principaux clients de l’Iran, bénéficiant de grosses remises pour maintenir leurs maigres marges.
Le pétrole parvient souvent en Chine par des détours. Des pétroliers de la « flotte fantôme » désactivent leurs transpondeurs pour passer inaperçus, puis la cargaison est transférée en cours de route à d’autres navires. Cela se fait en partie pour dissimuler l’origine. Dans certains cas, le pétrole est ensuite vendu comme malaisien.
Malgré les sanctions précédentes, ce commerce se poursuit. Les États-Unis ont déjà placé plusieurs entreprises chinoises sur liste noire ces dernières années, y compris des gestionnaires de ports et des compagnies maritimes. Cependant, il s’agissait généralement de plus petits acteurs que Hengli.
La pression sur la Chine augmente à l’approche du sommet
La pression sur la Chine s’accentue, alors qu’un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping se profile. Les mesures touchent particulièrement les raffineries privées, qui représentent environ un tiers de la capacité de raffinage chinoise. Ce dossier pourrait ainsi devenir un nouveau point de tension entre les deux pays.
Pékin a réagi immédiatement. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a appelé les États-Unis à cesser ce qu’il qualifie de « sanctions arbitraires » et d’application extraterritoriale. Selon lui, la Chine continuera à défendre activement les intérêts de ses entreprises.
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