Le S&P 500 a signé mardi un nouveau record de clôture, terminant pour la première fois au-dessus de 7 800 points.
La hausse a de nouveau été portée principalement par les valeurs technologiques. Marvell Technology a gagné 5,8 % après avoir relevé ses prévisions de chiffre d’affaires. AMD a progressé de 2,8 % après le relèvement de l’objectif de cours de Citi, motivé par la forte demande de processeurs.
Wall Street semble donc, pour l’heure, peu affectée par les rendements obligataires extrêmement élevés. Le marché obligataire reste pourtant le principal facteur de risque.
Les rendements restent au-dessus de 5 %
Le rendement des obligations américaines à dix ans évolue autour de 5,31 %, après avoir atteint lundi son plus haut niveau depuis avril 2002. Celui des titres à trente ans avoisine 5,69 %.

Les rendements ont légèrement reculé mardi, avant de repartir à la hausse ce matin. Ray Dalio a, dans ce contexte, attiré l’attention sur la Chine. Selon lui, Pékin ne souhaite pas continuer à acheter sans limite de la dette américaine.
L’enjeu est important, car les États-Unis doivent continuer à émettre des volumes considérables d’obligations d’État. Si les acheteurs étrangers se montrent moins intéressés, le gouvernement américain pourrait devoir proposer des rendements plus élevés.
Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars
Le marché pétrolier reste lui aussi une source d’incertitude. Mercredi, le Brent a progressé jusqu’à environ 101,76 dollars le baril, tandis que le WTI évoluait autour de 90,57 dollars. L’approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient s’est amélioré ces dernières semaines, mais les risques géopolitiques restent élevés.

De nouvelles attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite ravivent les craintes de frappes sur les infrastructures pétrolières. Les cours du pétrole sont ainsi tiraillés entre deux forces : une offre plus abondante d’un côté et une importante prime de risque géopolitique de l’autre.
La Fed revient au centre de l’attention
Le compte rendu de la réunion de septembre consacrée à la politique monétaire sera publié plus tard dans la journée. Lors de cette réunion, la banque centrale américaine a relevé ses taux pour la première fois depuis 2023.
Les investisseurs chercheront surtout à mesurer les divisions entre les responsables de la Fed et à comprendre leur analyse de l’inflation, du marché du travail et de la hausse rapide des rendements à long terme. Pour les actions, cette configuration reste singulière.
Le S&P 500 évolue à un niveau record, les entreprises technologiques continuent d’afficher de solides performances et le pétrole se stabilise. Mais tant que le rendement à dix ans reste au-dessus de 5 % et que la demande d’obligations d’État américaines demeure incertaine, les fondements de cette hausse restent fragiles.
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