L’Australie a introduit de nouvelles règles obligeant les moteurs de recherche comme Google à vérifier l’âge des utilisateurs connectés. Cette mesure, entrée en vigueur cette semaine, vise selon le gouvernement à rendre Internet plus sûr pour les jeunes. En parallèle, les critiques montent de la part des organisations de protection de la vie privée et des droits civiques, qui avertissent des conséquences potentiellement graves pour la liberté en ligne.
Ces règles ont été établies par le Commissaire australien à la sécurité en ligne et sont officiellement entrées en vigueur le 27 décembre. Leur mise en œuvre se fera par étapes et devrait durer six mois. Les moteurs de recherche ont ce délai pour adapter leurs systèmes aux nouvelles exigences.
Les moteurs de recherche doivent vérifier l’âge des utilisateurs
Selon la nouvelle législation, les moteurs de recherche doivent déterminer si un utilisateur est mineur ou adulte. Cela peut se faire par diverses méthodes, telles que le téléchargement d’une pièce d’identité, la reconnaissance faciale, la vérification par carte de crédit, les identités numériques, l’autorisation parentale, l’intelligence artificielle ou le contrôle par des tiers.
Si un compte est potentiellement utilisé par une personne de moins de 18 ans, les paramètres de sécurité les plus stricts doivent être appliqués automatiquement. Cela signifie que les résultats de recherche sont filtrés et que le contenu sensible ne peut pas être accessible.
En outre, les entreprises doivent mettre en place un système de signalement permettant aux utilisateurs de rapporter du contenu dangereux ou interdit. Les résultats de recherche doivent être activement filtrés pour, entre autres, la pornographie et la violence explicite.
Les organisations de protection de la vie privée critiquent les nouvelles règles
L’instauration de la vérification de l’âge suscite de vives critiques de la part des défenseurs de la vie privée et de la liberté d’expression. Ils craignent que les utilisateurs ne soient de plus en plus obligés de partager des données personnelles pour accéder aux services de base sur Internet.
Jason Bassler, cofondateur du podcast The Free Thought Project, a averti sur les réseaux sociaux que les Australiens devront pratiquement télécharger leur pièce d’identité pour utiliser un moteur de recherche. Selon lui, l’Australie montre comment les gouvernements obtiennent progressivement plus de contrôle sur le comportement en ligne des citoyens.
Les nouvelles règles s’inscrivent dans la continuité des législations précédentes en Australie. Début décembre, une loi interdisant l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants de moins de 16 ans a été adoptée. Ensemble, ces mesures marquent un durcissement évident de la politique australienne en matière d’Internet.
L’Europe travaille sur un contrôle d’âge similaire
En Europe également, des règles plus strictes pour les réseaux sociaux et les plateformes en ligne sont en préparation. Le gouvernement irlandais a annoncé son intention de proposer des mesures de vérification de l’âge à l’échelle de l’UE lors de sa présidence du Conseil de l’Union européenne en juillet 2026.
Selon les médias irlandais, il est également envisagé de limiter ou d’interdire les comptes anonymes. Dans certaines propositions, une pièce d’identité serait nécessaire pour publier des messages sur les réseaux sociaux. Ces mesures visent à mieux lutter contre la haine en ligne, les menaces et la désinformation.
Le vice-premier ministre irlandais Simon Harris a déclaré que les règles actuelles ne sont pas suffisamment appliquées. Bien que l’Irlande ait déjà une limite d’âge numérique de 16 ans, celle-ci est rarement contrôlée, a-t-il ajouté. Il a également souligné le problème posé par les bots anonymes, qui selon lui sont une menace structurelle pour le débat en ligne.
Tensions internationales avec les États-Unis
L’approche plus stricte des plateformes en ligne en Australie et en Europe entraîne des tensions croissantes avec les États-Unis. Des responsables américains affirment que les régulateurs étrangers tentent d’influencer les entreprises technologiques américaines, portant atteinte à la liberté d’expression.
Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine à la diplomatie publique, a déclaré que les règles européennes et britanniques mettent les plateformes américaines sous pression pour censurer du contenu. Selon elle, cela va à l’encontre de la protection de la liberté d’expression telle que garantie par la Constitution américaine.
Les tensions se sont exacerbées après que le régulateur britannique Ofcom a lancé une enquête sur le forum 4chan pour de potentielles violations de la loi britannique sur la sécurité en ligne. Aux États-Unis, des contre-mesures sont envisagées, y compris des lois permettant aux citoyens et entreprises américains de poursuivre les gouvernements étrangers pour censure imposée.
Le département d’État américain a même récemment annoncé des sanctions contre cinq responsables de l’UE, que Washington accuse d’avoir tenté de forcer les plateformes américaines à supprimer du contenu ou à imposer des restrictions financières.
Débat mondial sur la sécurité et la liberté en ligne
Les développements en Australie et en Europe montrent que le débat sur la sécurité en ligne, la vie privée et la liberté d’expression devient de plus en plus international. Les gouvernements soulignent la nécessité de règles plus strictes pour protéger les jeunes, tandis que les critiques avertissent d’un contrôle accru et d’une diminution de la vie privée.
Les prochaines années détermineront si la vérification de l’âge et une réglementation en ligne plus stricte conduisent réellement à un Internet plus sûr, ou si les utilisateurs paient un prix de plus en plus élevé en termes de moindre anonymat et de liberté en ligne.
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