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Les États-Unis prévoient d’accorder à l’Iran d’importants avantages économiques dans le cadre d’un nouvel accord destiné à apaiser les tensions autour du détroit d’Ormuz et du programme nucléaire iranien. C’est ce qui ressort d’une version préliminaire de l’accord consultée par Bloomberg.

Selon ce document, l’Iran serait autorisé immédiatement à reprendre ses exportations de pétrole et de produits pétrochimiques. Les États-Unis et leurs partenaires régionaux créeraient également un fonds de développement d’au moins 300 milliards de dollars. De plus, les avoirs iraniens gelés seraient finalement débloqués.

L’accord a été conclu dimanche et devrait être officiellement signé le 19 juin en Suisse. Suivra une période de négociation de soixante jours durant laquelle les deux parties devront élaborer un règlement de paix définitif et imposer davantage de restrictions au programme nucléaire iranien.

Reprise immédiate des exportations de pétrole

L’un des éléments clés de l’accord est l’assouplissement immédiat des restrictions américaines sur les exportations de pétrole iranien.

Selon le document préliminaire, le département américain du Trésor délivrerait immédiatement, après la signature, des exemptions pour l’exportation de pétrole brut iranien, de produits pétrochimiques et de dérivés. Le blocus naval américain serait également levé.

Les deux pays souhaitent également que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz revienne, dans un délai de trente jours, à son niveau d’avant le conflit.

Les attentes concernant l’augmentation de l’approvisionnement en pétrole ont eu un impact direct sur le marché de l’énergie. Le prix du Brent a chuté d’environ quinze pour cent ces derniers jours, soit la baisse la plus marquée de l’année.

Trump dément un soutien de plusieurs milliards à l’Iran

Le document mentionne également un fonds de développement d’au moins 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran.

Toutefois, le président Donald Trump a précédemment nié que les États-Unis paieraient eux-mêmes 300 milliards de dollars à l’Iran. Selon le document, les États-Unis et leurs partenaires ne feraient que mobiliser ce financement.

Lors du sommet du G7, Trump a qualifié l’accord de « deal terminé » qui doit empêcher l’Iran de se doter un jour d’une arme nucléaire. Il a également souligné que Washington ne verserait pas de réparations et n’investirait pas directement en Iran.

Critiques du camp républicain

L’accord potentiel suscite déjà des critiques de la part de divers républicains et détracteurs de l’Iran.

L’ancienne ambassadrice à l’ONU Nikki Haley a vivement réagi aux informations selon lesquelles l’Iran pourrait à nouveau vendre du pétrole.

Elle a estimé qu’aucune levée de sanctions ne devrait avoir lieu le premier jour d’un accord.

D’autres critiques s’interrogent également sur le fait que l’Iran ne bénéficie pas de trop d’avantages économiques en échange de promesses déjà faites dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015.

Le document préliminaire ne contient par ailleurs pas de solution définitive concernant le stock iranien d’uranium enrichi. Selon le texte, ce sujet sera abordé lors des négociations pour un accord final.

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