La crypto conquiert rapidement du terrain dans le monde des affaires. Alors que certaines entreprises se concentrent sur les réserves en monnaies numériques, les géants de la technologie recherchent de nouvelles applications. Google Cloud franchit maintenant le pas vers son propre projet de blockchain.
Google Cloud lance une blockchain pour le secteur bancaire
Google Cloud a annoncé sa propre blockchain sous le nom de Google Cloud Universal Ledger (GCUL). La plateforme cible le secteur financier et doit servir d’infrastructure neutre pour les banques et les entreprises de paiement. GCUL prend en charge des fonctionnalités telles que les paiements, les actifs numériques et les smart contracts pour le secteur financier. Le réseau fonctionne pour l’instant dans une phase de test fermée.
Selon Rich Widmann, responsable de la stratégie Web3 chez Google Cloud, l’objectif est de fournir une plateforme « crédible neutre » sur laquelle les banques et les entreprises de paiement peuvent construire, selon un récent post sur LinkedIn. Alors que Tether, l’émetteur de la stablecoin USDT, n’utiliserait jamais la blockchain de son concurrent Circle, et Adyen n’utiliserait pas celle de Stripe, GCUL pourrait devenir une couche partagée qui élimine les frictions du secteur.
La plateforme doit constituer la base pour une variété d’applications, allant de l’automatisation des paiements à la gestion simple des actifs numériques, en passant par la facilitation du développement de smart contracts.
Pourtant, des critiques se font entendre. En effet, GCUL est configuré comme un système privé, « permissioned ». En termes plus simples : le réseau n’est pas public, seules les parties sélectionnées y ont accès. Cela soulève la question de savoir si elle mérite vraiment le terme de ‘blockchain’. Un réseau ouvert et décentralisé, comme Bitcoin (BTC) ou Ethereum (ETH), ce n’est strictement pas le cas.
Google étend davantage ses activités crypto
Google continue sa progression dans le secteur crypto. Après le lancement de la Blockchain Node Engine en 2022, l’entreprise étend davantage ses activités de blockchain. Ce service permettait de faire fonctionner de manière sécurisée et efficace des nœuds de blockchain qui traitent les transactions et connectent les applications au réseau.
Des blockchains comme Solana (SOL), BNB Chain et Near Protocol (NEAR) utilisent ce service depuis des années. En outre, Google Cloud exécute également des validateurs pour, entre autres, Tezos (XTZ), qui contrôlent et valident les transactions sur le réseau.
Mais les ambitions de l’entreprise technologique vont au-delà des services cloud. Google est désormais le plus grand actionnaire de la mine de Bitcoin TeraWulf, avec une part de quatorze pour cent.
Cette expansion découle d’un accord de ‘backstop’, où Google agit comme un filet de sécurité financier. Si TeraWulf ne peut pas remplir ses obligations, Google intervient. En retour, il a le droit d’acheter des actions. Le montant total impliqué dans cette construction s’élève à 3,2 milliards de dollars.
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