Le succès de l’introduction en bourse de Circle semble marquer le début d’une nouvelle vague d’entreprises stablecoin désireuses d’entrer en bourse. Cependant, le fondateur de BitMEX, Arthur Hayes, voit surtout des risques pour les investisseurs.
Hayes : Circle est fortement surévalué
Hayes avertit que l’IPO de Circle, qui est désormais coté en bourse sous le sigle CRCL, marque le début de ce qu’il appelle la « mania des stablecoins ». Selon lui, il est probable que de nombreux nouveaux émetteurs de stablecoins tentent de suivre l’exemple de Circle, mais finiront par échouer. Il a qualifié Circle de « ridiculement surévalué ». Néanmoins, il prévoit que le cours continuera à augmenter pour le moment.
Circle (CRCL) a fait ses débuts en bourse le 5 juin et a clôturé le premier jour de cotation avec une forte hausse. Depuis l’introduction en bourse, l’action a augmenté de 387% et a presque atteint les 165 dollars le 16 juin, selon les données de Google Finance.
Hayes conseille aux investisseurs de se débarrasser rapidement des nouvelles actions stablecoin. « Traitez ces choses comme vous le feriez avec une pomme de terre chaude, » dit Hayes. Mais il avertit en même temps de ne pas vendre à découvert. « Ces nouvelles actions vont déchirer le visage des vendeurs à découvert », dit-il, faisant allusion à l’enthousiasme autour de la crypto et des stablecoins qui peut pousser les cours à la hausse pour le moment.
Le Sénat vote sur la loi stablecoin
Le timing de cette hype n’est pas un hasard. Le Sénat américain vote aujourd’hui sur la nouvelle législation stablecoin. Selon Hayes et le fondateur de Chainlink, Sergey Nazarov, la réglementation stimulera le développement de nouveaux stablecoins à l’échelle mondiale.
Il s’agit de l’Acte GENIUS, une proposition qui introduit des règles plus strictes pour l’émission, les réserves, la protection des consommateurs et la supervision. La loi vise à rendre les stablecoins plus sûrs et à promouvoir leur utilisation comme moyen de paiement. Si la loi est adoptée, cela pourrait aider les stablecoins à devenir plus mainstream et donner aux États-Unis un rôle de leader dans l’innovation en matière de blockchain et de paiement.
Pourtant, Hayes voit peu de chances de succès pour la plupart des nouveaux émetteurs de stablecoins. Selon lui, tout dépend de la manière dont ils commercialisent leur produit. Les exchanges, les grandes plateformes de réseaux sociaux et les banques ont déjà fermement en main ces canaux de distribution. Les nouveaux acteurs doivent engager des coûts élevés ou accepter qu’ils ont peu de contrôle, dit Hayes.
Tether rachète les parts de SoftBank dans l’entreprise Bitcoin Twenty One Capital
Tether rachète les parts de SoftBank dans l’entreprise Bitcoin Twenty One Capital. Le géant des stablecoins se prépare à fusionner avec Strike et Elektron Energy.
37 banques européennes développent un euro-stablecoin pour concurrencer le dollar
Le consortium de stablecoins Qivalis compte désormais 37 banques européennes. Lancement d’un euro-stablecoin prévu pour la seconde moitié de 2026 sous les règles MiCA.
Bernstein considère Circle comme le grand gagnant de la nouvelle loi américaine sur les cryptos
Une disposition de la CLARITY Act interdit les intérêts sur les stablecoins passifs. Selon les analystes, cela protège précisément le modèle économique de Circle.
Le plus lu
Voici le meilleur moment pour acheter des XRP, selon ChatGPT
L’analyse de ChatGPT identifie des zones d’achat clés pour le XRP autour de 1,30 et 1,18 dollar. La monnaie approche un niveau de résistance critique entre 1,45 et 1,50 dollar.
Un analyste crypto met en garde les détenteurs de XRP : le temps presse, voici pourquoi
D’après l’analyste Egrag Crypto, le XRP s’approche d’une percée cruciale, mais une forte correction pourrait d’abord survenir pour les investisseurs.
Robert Kiyosaki désigne ces cryptomonnaies comme « essentielles pour votre avenir financier »
Robert Kiyosaki recommande à ses abonnés d’acheter du Bitcoin, de l’Ethereum, de l’or et de l’argent comme socle de leur avenir financier, et met en garde contre une crise des retraites.