Les tensions entre les États-Unis et l’Union européenne s’intensifient à nouveau. Le président menace de limiter l’accès de l’Europe au gaz naturel liquéfié américain si l’accord commercial entre les deux blocs n’est pas rapidement approuvé. Cet avertissement intervient à un moment délicat, alors que l’Europe est devenue plus dépendante de l’énergie étrangère et que les prix augmentent.

Plus tard cette semaine, le Parlement européen votera sur l’accord. Le résultat pourrait avoir des conséquences majeures sur l’énergie, le commerce et même les marchés financiers.

L’accord commercial entre les États-Unis et l’UE sous pression

Au cœur du conflit se trouve l’accord commercial signé en 2025 entre les États-Unis et la Commission européenne. Cet accord réduit les droits de douane à environ quinze pour cent et vise à renforcer la coopération dans les domaines de l’énergie, de la technologie et de l’intelligence artificielle.

Toutefois, la ratification du côté européen a pris du retard. Les tensions politiques et les déclarations antérieures de Trump sur le Groenland y jouent un rôle.

Selon l’ambassadeur américain auprès de l’UE, Andrew Puzder, la patience à Washington est épuisée. Il met en garde contre le risque économique de s’opposer à l’accord.

“Économiquement, ce serait une erreur de ne pas voter pour,” a-t-il déclaré à Politico.

L’énergie comme levier dans le jeu géopolitique

Le principal facteur de pression est l’énergie. L’accord prévoit que l’UE achètera des centaines de milliards de dollars d’énergie américaine d’ici 2028, incluant le GNL, le pétrole et la technologie nucléaire civile.

Les États-Unis utilisent cette dépendance comme outil de négociation. Selon Puzder, l’Europe ne peut se passer de l’énergie américaine, alors que la concurrence mondiale pour les approvisionnements augmente.

Cela est particulièrement vrai alors que la situation au Moyen-Orient s’aggrave. La fermeture du détroit d’Ormuz et les problèmes au Qatar mettent sous pression l’approvisionnement mondial de GNL. L’Europe le ressent directement avec des prix plus élevés et une incertitude croissante sur les livraisons.

La menace survient à un moment critique pour l’Europe

Le moment choisi par les États-Unis pour cette menace est notable. Ces dernières années, les pays européens sont devenus plus dépendants des importations de GNL, notamment après la disparition du gaz russe et l’arrêt de la production nationale dans des pays comme les Pays-Bas.

Parallèlement, des obstacles politiques subsistent au sein de l’UE. Les eurodéputés ont ajouté des garanties supplémentaires à l’accord, comme une possible suspension si les États-Unis ne respectent pas les engagements.

Reste à savoir si ces modifications seront acceptables pour Washington. Le gouvernement américain a déjà laissé entendre que des ajustements pourraient compromettre l’ensemble de l’accord.

Si le Parlement européen rejette ou retarde encore le pacte cette semaine, une nouvelle phase de tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe pourrait s’ouvrir. Cela pourrait affecter non seulement les prix de l’énergie, mais aussi les marchés financiers et les flux d’investissement.

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