Donald Trump a déclaré avoir eu un « très bon échange » avec le chef de l’OTAN, Mark Rutte. Le Néerlandais a promis au président américain de travailler ensemble à une solution pour le Groenland.

L’entretien intervient alors que la lutte pour l’île arctique s’intensifie rapidement, passant de discours vigoureux à des pressions économiques sévères. Les marchés financiers en souffrent considérablement.

Rutte et Trump discutent du Groenland

Trump a exprimé ce matin sur Truth Social, sa propre plateforme de médias sociaux, sa satisfaction quant à l’appel téléphonique avec Rutte. Il a indiqué être ouvert à une réunion avec « diverses parties » à Davos, où se tient actuellement l’assemblée annuelle du Forum économique mondial.

Quelques heures plus tard, le président a partagé une capture d’écran du message personnellement reçu de l’ancien Premier ministre des Pays-Bas. Rutte écrivait : « Je suis déterminé à trouver une solution pour le Groenland. J’ai hâte de te revoir. »

Le message de Mark Rutte à Donald Trump. – Source : Trump sur Truth Social

Le chef de l’OTAN tente ainsi de maintenir un équilibre délicat : garder Trump à bord sans aliéner les alliés européens. L’OTAN travaille, d’après des sources, sur des mesures pour renforcer la sécurité autour du Groenland, possiblement à travers une mission distincte.

Les taxes comme levier

Ce week-end, Washington a mis de l’huile sur le feu. Trump a annoncé des droits de douane de 10 % sur huit pays européens, dont les Pays-Bas, en raison de leur participation à une mission militaire danoise au Groenland. Ces taxes devraient prendre effet le 1er février et passer à 25 % au 1er juin.

À Bruxelles, une réunion de crise a immédiatement été organisée. L’UE explore des contre-mesures, dont la préparation d’un nouveau paquet de tarifs d’importation d’une valeur de 93 milliards d’euros et des instruments commerciaux encore plus robustes si la pression augmente. Un sommet européen supplémentaire est également prévu cette semaine.

Pour Rutte, l’équilibre est précaire. En tant que chef de l’OTAN, il dépend fortement des États-Unis, mais au sein de l’alliance, la résistance contre la politique de Trump augmente. Le Danemark se sent sous pression, tandis que d’autres pays européens observent avec méfiance.

Un conflit ouvert avec Trump pourrait affaiblir l’OTAN. Trop de concessions à Washington pourraient en revanche nuire à la confiance des alliés européens.

Selon des sources diplomatiques, l’OTAN tente de gagner du temps. En coulisses, des discussions ont lieu sur des mesures de sécurité supplémentaires autour du Groenland. Cela pourrait inclure une présence conjointe renforcée ou une mission distincte de l’OTAN dans la région.

L’idée est simple : prendre au sérieux les préoccupations américaines en matière de sécurité, sans donner l’impression que l’on négocie la souveraineté du Groenland. Cette souveraineté reste une ligne rouge.

La relance de cette guerre commerciale cause de sérieux dommages aux investisseurs. Bitcoin (BTC) a déjà chuté de plus de 5 % depuis dimanche soir. Aujourd’hui, Wall Street ouvre pour la première fois depuis l’escalade, mais le marché à terme affiche déjà une couleur rouge foncé.

Pourquoi le Groenland suscite tant d’attention

Trump affirme que le Groenland est crucial pour la sécurité mondiale, en raison de sa position stratégique entre l’Amérique du Nord et la Russie. De plus, les nouvelles routes maritimes dues à la fonte des glaces et la présence de ressources naturelles précieuses accroissent l’attrait géopolitique de la région polaire.

En revanche, au Danemark et au Groenland, la résistance à l’idée d’une annexion persiste depuis longtemps.

Le gouvernement danois et la politique groenlandaise ont à plusieurs reprises souligné que le Groenland n’était pas à vendre. Les ministres danois parlent de « pressions inacceptables » et rappellent que le Groenland est un territoire autonome au sein du royaume danois, avec une autonomie étendue.

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