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Le président Donald Trump a donné à l’Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz au trafic maritime commercial. En cas de non-coopération, il menace de « détruire » les centrales énergétiques iraniennes, en commençant par la plus grande.

C’est la menace la plus directe de Trump depuis le début de la guerre, un jour seulement après avoir évoqué une « réduction » de l’opération militaire.

De la réduction à l’ultimatum en 24 heures

La rapidité avec laquelle Trump change de ton est frappante. Vendredi, il envisageait encore de réduire le conflit et que d’autres pays devaient sécuriser le détroit d’Ormuz. Tard samedi soir, il a complètement changé de position et menacé de détruire le réseau électrique iranien.

L’Iran compte 98 centrales à gaz opérationnelles, selon les données de Bloomberg. Les plus grandes sont la centrale de Damavand au sud-est de Téhéran, la centrale de Ramin près d’Ahvaz et l’installation de Kerman. Les analystes notent que la menace de Trump de commencer par « la plus grande » pourrait également faire référence à la centrale nucléaire de Bushehr.

Contrairement aux attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières, la mise hors service des centrales énergétiques ne toucherait pas directement l’approvisionnement énergétique mondial. Cependant, cela perturberait la vie quotidienne de dizaines de millions d’Iraniens et porterait le conflit à un niveau encore plus destructeur.

L’Iran ne bouge pas

Les responsables iraniens refusent pour l’instant de discuter de la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime cruciale, par laquelle transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, est en grande partie fermée depuis près de quatre semaines. Le Brent a clôturé vendredi à 112,19 dollars le baril.

Il y a de petites fissures dans le blocus. L’Inde a réussi, par des canaux diplomatiques, à faire passer un méthanier par le détroit, escorté par la marine iranienne. Mais une réouverture générale n’est pas encore à l’ordre du jour.

La guerre énergétique s’intensifie sur tous les fronts

La menace de Trump intervient alors que les attaques contre les infrastructures énergétiques dans la région s’intensifient. Israël a bombardé mercredi dernier le champ gazier iranien de South Pars. L’Iran a riposté avec une attaque de missiles sur le complexe de GNL de Ras Laffan au Qatar. Plus de 100 personnes ont été blessées samedi en Israël lors des attaques de missiles iraniens dans le sud du pays.

Dans un geste remarquable, le département du Trésor américain a désormais donné son feu vert à la vente de pétrole iranien déjà chargé sur des tankers, malgré les sanctions en cours. Cela témoigne du désespoir de Washington de tenter de faire baisser les prix de l’énergie.

Les marchés inquiets pour lundi

Les 48 heures accordées par Trump à l’Iran expirent lundi matin, précisément lorsque les marchés ouvrent. Si l’Iran ne coopère pas, et rien ne l’indique pour l’instant, les investisseurs peuvent s’attendre à un nouveau choc. Si Trump met sa menace à exécution, le conflit atteindrait un niveau qui frapperait encore plus durement les marchés de l’énergie et l’économie mondiale.

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