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Les dirigeants européens se réunissent vendredi à Paris pour discuter des mesures à prendre afin de sécuriser les routes maritimes dans le détroit d’Ormuz après le conflit. Avant même le début de la réunion, les divergences d’opinion étaient déjà évidentes.

L’Allemagne plaide pour la participation des États-Unis à la mission. La France, en revanche, maintient une position différente en souhaitant que seuls les pays non impliqués dans le conflit participent.

Paris contre Berlin

La réunion est dirigée par le président français Macron, accompagné du Premier ministre britannique Starmer, du chancelier allemand Merz et de la Première ministre italienne Meloni. D’autres dirigeants participent par visioconférence. Washington n’a pas été invité.

Le désaccord porte sur une question centrale : les États-Unis doivent-ils participer à la mission ou non ? Selon Merz, leur implication est logique, étant donné leur rôle de première puissance maritime mondiale. Macron a une autre vision : tant que les États-Unis joueront un rôle actif dans le conflit, leur participation est exclue. La France souhaite que la mission soit exclusivement composée de pays non impliqués dans la guerre.

Merz a reconnu ouvertement les tensions. Selon lui, les discussions ne sont pas encore terminées et se poursuivront. Si nécessaire, une décision définitive sera prise ultérieurement.

Trois priorités

L’Élysée a défini trois priorités claires pour la mission. Premièrement, le détroit doit être débarrassé des mines, présentes dans l’eau depuis le début du conflit. Ensuite, les pays européens veulent empêcher que des droits de passage soient imposés aux navires, une menace évoquée par l’Iran et Trump. Enfin, la protection des règles internationales de libre navigation est cruciale.

Cette dernière priorité est particulièrement sensible. Trump avait précédemment suggéré d’imposer des péages américains sur les navires traversant le détroit d’Ormuz. La France s’y oppose fermement.

Cela illustre la complexité de la position européenne. Ils veulent défendre le libre passage, mais se heurtent à deux parties qui souhaitent toutes deux tirer un avantage financier du contrôle du détroit.

Ce que chaque pays peut apporter

La France est en première ligne en matière d’engagement militaire. Le pays a déjà déployé des frégates, un porte-avions, des avions de combat et des systèmes de défense aérienne dans la région.

L’Allemagne reste en retrait pour l’instant. Le pays pourrait fournir des chasseurs de mines ou des navires de reconnaissance, mais le déploiement de frégates semble improbable, celles-ci étant nécessaires pour la protection des flancs est et nord de l’OTAN. Le chancelier Merz a également posé des conditions claires. Un mandat international est requis, de préférence par l’intermédiaire des Nations Unies. En outre, l’approbation du gouvernement et du parlement est nécessaire. Selon lui, ce stade n’est pas encore atteint.

Le Royaume-Uni souligne que la mission doit avoir un caractère strictement défensif. Londres lie l’engagement au soutien du secteur des assurances et à des opérations concrètes de déminage maritime.

La Chine peut aussi participer

Il est notable que des fonctionnaires chinois pourraient également participer à la réunion, aux côtés de représentants d’Asie et d’Amérique latine. La condition est que les pays soient prêts et capables de contribuer effectivement à la mission.

La réunion évoque la notion de coalition des volontaires, qui se réunit régulièrement pour discuter des plans militaires d’une mission post-conflit en Ukraine.

L’implication possible de la Chine complexifie la situation. D’un côté, cela pourrait donner plus de poids et de légitimité internationale à la mission. De l’autre, les intérêts sont délicats. La Chine est le principal acheteur de pétrole iranien et a intérêt à ce que le détroit d’Ormuz reste ouvert.

En même temps, la question demeure de savoir jusqu’où Pékin est prêt à aller. Il est peu probable que la Chine engage des moyens militaires sous direction européenne, ce qui complique immédiatement la coopération.

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