Selon Jensen Huang, le patron de Nvidia (NVDA), le prochain grand marché de croissance de l’intelligence artificielle se profile déjà. Après l’essor fulgurant de l’IA générative, il anticipe une percée de l’IA physique et des robots humanoïdes. À terme, ce marché pourrait, selon lui, atteindre environ 50 000 milliards de dollars.

L’enjeu ne se limite pas aux puces d’IA. Pour se déplacer et fonctionner, les robots ont aussi besoin de moteurs, d’aimants, de capteurs et d’autres composants. Pour les investisseurs, cette évolution ouvre donc plusieurs pistes d’exposition.

1. Moog donne du mouvement aux robots

Moog (MOG) est spécialisé dans les systèmes de mouvement de précision et les actionneurs. Ces composants transforment l’énergie électrique en mouvement. Ils jouent en quelque sorte le rôle des muscles d’un robot.

Un robot humanoïde peut avoir besoin de dizaines de ces pièces. Moog dispose en outre d’une solide expérience dans ces technologies, notamment dans l’aéronautique, la défense et l’automatisation industrielle.

Les investisseurs semblent percevoir ce potentiel. L’action MOG a progressé de plus de 86 % sur un an.

2. MP Materials fournit des matières premières clés

MP Materials (MP) intervient plus en amont dans la chaîne de production. L’entreprise produit des terres rares, dont le néodyme et le praséodyme.

Ces matières premières sont essentielles pour fabriquer des aimants permanents puissants utilisés dans les moteurs électriques et les articulations robotiques. Si des millions de robots humanoïdes finissent par être produits, la demande pour ces matériaux pourrait fortement augmenter.

En Bourse, cet optimisme reste pour l’instant moins visible. L’action MP recule d’environ 25 % depuis le début de l’année.

3. Symbotic gagne déjà de l’argent avec les robots

Symbotic (SYM) montre que l’IA physique n’est pas seulement une promesse lointaine. L’entreprise automatise des entrepôts et des centres de distribution, notamment pour Walmart.

Des robots autonomes y déplacent les marchandises à grande vitesse. Symbotic monétise ainsi déjà la robotisation à grande échelle.

L’action affiche toutefois une baisse d’environ 19 % sur un an.

4. KOID offre une exposition diversifiée à la robotique

Le KraneShares Global Humanoid Robotics and Physical AI ETF (KOID) n’est pas une action individuelle, mais un fonds coté qui investit dans plusieurs entreprises du secteur de la robotique.

Il comprend notamment des fournisseurs d’actionneurs, de capteurs, de systèmes mécaniques et de matières premières. MP Materials figure par exemple parmi les principales positions du fonds.

Pour les investisseurs, KOID offre ainsi un moyen de miser sur la croissance de la robotique sans dépendre d’une seule entreprise. Le fonds progresse d’environ 19 % sur un an.

5. Nvidia fournit le cerveau des robots

Nvidia pourrait également jouer un rôle majeur dans la révolution robotique. L’entreprise fournit des puces et des systèmes d’IA qui permettent aux robots de percevoir leur environnement, de traiter l’information et de prendre des décisions.

Nvidia pourrait ainsi profiter non seulement de la demande actuelle en infrastructures d’IA, mais aussi d’une future vague d’IA physique.

La prévision de Jensen Huang d’un marché de 50 000 milliards de dollars reste très ambitieuse. Rien ne garantit que le marché atteindra réellement une telle taille. Mais si les robots humanoïdes sont déployés à grande échelle, la croissance pourrait bénéficier à bien plus d’entreprises que les seuls fabricants de puces d’IA les plus connus.

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L’essor de l’IA physique : la robotique, prochaine grande euphorie ?

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