Le prix de l’or rebondit. Après être passé mercredi sous le seuil psychologique des 4 000 dollars l’once, le métal précieux est depuis remonté autour de 4 017 dollars. L’argent suit un mouvement similaire et se rapproche de nouveau de 58,40 dollars l’once.

Malgré ce rebond, le deuxième trimestre reste difficile pour l’or. Sur la période, le métal précieux a perdu environ 16 %. Il s’agit de son plus mauvais trimestre depuis 2013. Depuis son record de 5 586 dollars atteint fin janvier, le cours de l’or accuse encore un net repli. Les principales raisons demeurent la hausse des taux et le renforcement du dollar américain.
La hausse des taux continue de peser sur l’or
L’or profite généralement de l’incertitude, des tensions géopolitiques et des craintes inflationnistes. Ces facteurs étaient très présents plus tôt cette année, avec la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Mais le sentiment de marché a depuis changé.
Le conflit a entraîné une hausse des prix de l’énergie et ravivé les inquiétudes liées à l’inflation. Les investisseurs intègrent donc de nouveau la possibilité de relèvements de taux par la banque centrale américaine. Un contexte généralement défavorable à l’or.
Le métal précieux ne verse en effet aucun rendement. Lorsque les rendements obligataires montent et que le dollar américain se renforce, les investisseurs se tournent plus volontiers vers des placements rémunérateurs, comme les obligations d’État.
L’argent se redresse également
L’argent était lui aussi sous pression plus tôt dans la journée, mais il a effacé une grande partie de ses pertes au fil de la séance. Son cours est désormais remonté à environ 58,40 dollars l’once.

Ce rebond montre que les acheteurs reviennent lorsque les prix reculent davantage. Pour autant, l’évolution des taux réels reste déterminante pour le marché des métaux précieux. Tant que les investisseurs anticiperont une politique monétaire plus restrictive de la Réserve fédérale, l’or et l’argent auront du mal à enclencher une tendance haussière durable.
Les perspectives de long terme restent favorables
Le scénario de long terme pour l’or demeure toutefois intact, selon de nombreux analystes. Les analystes d’Amundi estiment que l’or peut continuer à jouer un rôle important au sein d’un portefeuille d’investissement.
L’inflation reste volatile, les dettes publiques continuent de progresser et l’indépendance des banques centrales est de plus en plus souvent remise en question. Par ailleurs, un nombre croissant de banques centrales cherchent à réduire leur dépendance au dollar américain.
Ce dernier point constitue un soutien structurel pour l’or. Selon le World Gold Council, de nombreuses banques centrales prévoient d’accroître encore leurs réserves d’or au cours de l’année à venir.
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