L’Iran a de nouveau tiré plusieurs salves de roquettes sur Israël, mettant encore plus sous pression le cessez-le-feu déjà fragile dans ce conflit qui dure depuis cent jours.
Selon l’armée israélienne, l’aviation mène actuellement des opérations pour contrer la menace iranienne. Peu après cette déclaration, l’armée a averti d’une nouvelle attaque de roquettes. Les premières salves auraient toutes été interceptées. Pour l’instant, aucun blessé n’a été signalé.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a confirmé avoir à nouveau tiré des roquettes sur Israël. Téhéran dit réagir ainsi aux récentes attaques israéliennes dans le sud du Liban, rapporte l’agence de presse semi-officielle Tasnim, qui met également en garde contre une possible riposte israélienne.
Plus forte escalade depuis le cessez-le-feu
Ces nouvelles attaques de roquettes surviennent alors que les tensions montent à nouveau dans la région. Dans le même temps, les États-Unis et l’Iran semblent loin d’un accord pour mettre fin au conflit.
Dans plusieurs régions d’Israël, les sirènes d’alerte ont retenti. Par précaution, le gouvernement israélien a décidé de fermer toutes les écoles lundi. La semaine dernière a été la plus violente depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril.
Sur le plan diplomatique, peu de progrès sont visibles. Les discussions entre Washington et Téhéran sont dans l’impasse en raison de désaccords sur des milliards de dollars de fonds iraniens gelés. De plus, la situation autour du Hezbollah, le mouvement soutenu par l’Iran au Liban, reste un obstacle majeur dans les négociations.
Les combats au Liban se poursuivent
Au Liban, la violence s’est également poursuivie ce week-end. L’armée israélienne a indiqué dimanche avoir intercepté deux projectiles tirés depuis le sol libanais sur Israël. En réponse, Israël a attaqué deux immeubles résidentiels dans les banlieues sud de Beyrouth. Selon les autorités locales, deux personnes ont été tuées et onze autres blessées.
Une percée diplomatique semble encore lointaine. Le Hezbollah a rejeté la semaine dernière une proposition de cessez-le-feu des États-Unis, à peine quelques heures après sa présentation. Pour l’Iran, un cessez-le-feu au Liban est une condition importante pour un accord plus large avec Washington.
Selon Ali Shamkhani, conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, la prochaine étape incombe désormais au président américain Donald Trump. Téhéran semble ainsi accroître la pression sur Washington pour relancer les négociations bloquées.
Bataille autour des milliards de fonds iraniens gelés
Un des principaux obstacles dans les négociations est la question des milliards de dollars de fonds iraniens encore gelés aux États-Unis. L’administration du président Donald Trump envisagerait d’utiliser une partie de cet argent pour la reconstruction des alliés américains dans le Golfe, que Washington estime avoir souffert des actions iraniennes.
Trump a indiqué dimanche que Téhéran ne devait pas s’attendre à un assouplissement des sanctions ou à la libération des fonds. Dans une interview télévisée, il a déclaré que cela ne serait discuté que si l’Iran adoptait une approche plus constructive selon les États-Unis. « S’ils se comportent bien et font ce qu’il faut, nous pourrons parler de la libération de cet argent », a-t-il déclaré.
Téhéran a vivement réagi à ces déclarations. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a affirmé que les fonds gelés appartiennent à l’Iran et ne peuvent être utilisés pour financer les alliés américains. Selon lui, l’Iran a droit à une compensation pour les dommages subis pendant la guerre qui a éclaté fin février.
Le conflit autour de ces fonds risque de compliquer encore les négociations déjà difficiles. Non seulement l’avenir du cessez-le-feu est en jeu, mais aussi des dossiers plus vastes comme la réouverture du détroit d’Ormuz et d’éventuelles nouvelles discussions sur le programme nucléaire iranien.
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