Des centaines de navires se rassemblent mardi au large de Dubaï, à distance de sécurité d’un détroit d’Hormuz toujours désert. L’Iran cherche à étendre son influence, poussant de plus en plus de navires à se retirer vers le nord.
Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est sérieusement compromis. Les deux camps ont repris les hostilités, alors même que Washington avait annoncé lundi avoir ouvert un passage à travers le détroit. CBS rapporte que deux destroyers américains sont entrés dans le golfe Persique.
L’Iran annonce de nouvelles frontières maritimes par radio
Depuis lundi, les équipages en mer interceptent des messages radio avertissant de nouvelles frontières maritimes, surveillées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), une force militaire et politique du régime iranien. Une attaque de drone sur le port émirati de Fujairah a récemment souligné l’étendue de la zone de contrôle iranienne, laissant Hormuz largement vide au petit matin.
Dubaï se situe juste en dehors de la nouvelle zone de contrôle définie par Téhéran, qui s’étend jusqu’à Umm al-Quwain, une petite ville émiratie au nord-est de Dubaï.
Pas de réouverture rapide d’Hormuz
« Les États-Unis tentent de rétablir les équilibres de pouvoir dans le détroit, et l’Iran a immédiatement riposté. C’est une escalade », explique Anoop Singh, responsable des recherches maritimes chez Oil Brokerage. « Je ne m’attends pas à un trafic à double sens dans le détroit pour le moment. »
Hormuz, normalement l’une des routes de transit énergétique les plus fréquentées au monde, est devenu un foyer de tension après neuf semaines de conflit. Le trafic maritime a chuté dès le début des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, chaque nouvelle manœuvre provoquant des fluctuations. Avant la guerre, en moyenne 135 navires traversaient chaque jour. Aujourd’hui, ce nombre est presque nul.
Si les États-Unis parviennent à escorter davantage de navires à travers le détroit, cela pourrait, selon Singh, offrir une issue aux centaines de pétroliers et de navires chimiquiers bloqués dans le golfe Persique, allégeant ainsi la pression sur le marché.
Les attaques contre les tankers persistent
Les événements de cette semaine ont rendu le secteur maritime encore plus prudent. La compagnie pétrolière nationale émiratie Adnoc a confirmé lundi que son supertanker Barakah avait été touché par des drones dans Hormuz. Un jour plus tard, la Corée du Sud a signalé qu’un de ses navires avait été attaqué, une première depuis le début du conflit.
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