Intel a surpris les investisseurs avec des résultats trimestriels meilleurs que prévu. Après des années de revers et de coupes sévères sous la houlette du nouveau patron Lip-Bu Tan, l’action a bondi jeudi de près de 13 %. Les Bourses européennes ont aussitôt réagi avec enthousiasme.
Bénéfice supérieur aux attentes après des coupes drastiques
L’action Intel a gagné 12,8 % aujourd’hui à la Bourse de Francfort. Le cours est passé d’environ 31,66 euro à un pic de 35,70 euro. Au moment d’écrire ces lignes, le titre reflue légèrement à 35,60 euro.
Cette hausse s’explique par des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Les économies drastiques ont largement contribué à la hausse surprise des bénéfices du fabricant américain de semi-conducteurs.
Sous le prédécesseur de Tan, Pat Gelsinger, Intel a enregistré en 2024 sa première perte annuelle depuis 1986, en partie à cause de plans de production trop ambitieux. Le CEO Lip-Bu Tan a, lui, taillé de manière rigoureuse dans les coûts, les effectifs et les investissements. Les effectifs ont diminué de plus de 20 % en un an.
Grâce à ces chiffres solides, Intel prolonge sa bonne série en Bourse, après des années de pertes douloureuses. Il y a cinq ans, juste avant l’explosion de la révolution de l’IA, l’action se négociait encore au-dessus de 57 euro à Francfort (Xetra). En avril de cette année, elle est pourtant tombée à un plancher de moins de 17 dollar. Depuis, le titre a repris plus de 108 %.

De grands noms misent sur Intel
Le trimestre écoulé a aussi vu l’entrée de plusieurs acteurs de premier plan. Ainsi, a acheté Nvidia pour 5 milliards de dollars d’actions Intel, au prix de 23,28 dollars l’unité sur le Nasdaq. De quoi lui conférer environ 4 % du capital.
Le gouvernement américain a également investi 8,9 milliards de dollars dans Intel, comme arme stratégique dans la bataille pour la domination technologique. Cet accord historique donne à l’État une participation de dix pour cent dans le fabricant de puces, sans contrôle direct. Selon l’analyste de marché Kobeissi, l’investissement de l’administration Trump affiche désormais près de 100 % de gain.
Les fonds proviennent en grande partie du Chips Act et doivent permettre à Intel de rapatrier sur le sol américain la production de semi-conducteurs de pointe. Washington veut ainsi non seulement affronter la concurrence économique de la Chine, mais aussi renforcer sa sécurité nationale à l’ère de l’IA.
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