Les banques américaines sont désormais officiellement autorisées à effectuer des transactions en cryptomonnaie. L’organisme de régulation bancaire considère désormais cela comme un service bancaire classique, ouvrant ainsi la voie à des services de cryptomonnaie régulés au sein du système bancaire traditionnel.
Les banques peuvent réaliser des transactions en crypto sans actifs au bilan
Désormais, les banques peuvent servir d’intermédiaires lors de transactions en cryptomonnaie. Cela signifie qu’elles peuvent jouer le rôle de tiers lors de transactions sans intégrer les actifs cryptographiques à leur bilan. Dans une lettre interprétative, l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) écrit que les banques peuvent exécuter des transactions cryptographiques entre deux clients, d’une manière semblable aux activités de principal sans risque existant sur les marchés traditionnels.
“Le principal risque de ces transactions est le risque de crédit de la contrepartie (notamment le risque de règlement),”
indique le document. L’OCC souligne que la gestion de ce risque est une activité essentielle pour les banques. Cette directive permet aux clients de négocier des actifs numériques par le biais d’institutions régulées, plutôt que par des plateformes peu ou non régulées. Selon le régulateur, cela contribue à une plus grande sécurité et transparence sur le marché.
Un changement de cap clair sous la présidence de Trump
L’élargissement des possibilités pour les banques marque un changement de politique évident depuis l’entrée en fonction du président Donald Trump en janvier. Sous l’administration précédente, les régulateurs étaient accusés d’une approche restrictive, également connue sous le nom de “Operation Choke Point 2.0”. Les banques étaient alors pressées de ne pas offrir de services aux entreprises cryptographiques.
Trump a mis fin à cette politique plus tôt cette année. Depuis lors, des régulateurs tels que l’OCC, la Réserve fédérale (banque centrale) et la FDIC ont annulé plusieurs directives antérieures qui limitaient les banques dans leur interaction avec les cryptomonnaies. L’obligation de demander une approbation préalable pour certaines activités cryptographiques a également été supprimée.
Selon le directeur de l’OCC, Jonathan Gould, il n’y a « aucune justification pour traiter les actifs numériques différemment » des services bancaires existants. Il insiste sur le fait que les institutions qui respectent les exigences légales doivent être traitées de la même manière, qu’elles se concentrent sur des actifs traditionnels ou numériques.
De plus en plus de grandes banques s’impliquent profondément dans l’univers des cryptomonnaies. Hier, on apprenait par exemple qu’une des plus grandes banques ouvrait ses portes à un groupe restreint de clients pour leur permettre de négocier directement du Bitcoin (BTC).
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