La récente reprise du Bitcoin (BTC) reste, selon l’analyste Nic Puckrin, loin d’être convaincante. Bien que le cours du Bitcoin ait brièvement dépassé les 73 000 dollars la semaine dernière, le contexte général demeure fragile à ses yeux. La raison : la guerre au Moyen-Orient continue d’influencer les prix du pétrole, l’inflation et les prévisions de taux d’intérêt.
Même si le conflit venait à s’apaiser rapidement, Puckrin estime que les conséquences économiques se feront sentir sur une grande partie de 2026. Pour le deuxième trimestre en particulier, il voit la guerre et l’impact sur les prix de l’énergie comme le thème dominant sur les marchés financiers.
Pourquoi cela pénalise Bitcoin
Le cœur de son analyse est simple. Bitcoin prospère généralement dans un monde où la liquidité est abondante, les taux d’intérêt baissent et les investisseurs prennent plus de risques. Mais la guerre avec l’Iran a entraîné exactement le contraire.
La hausse des prix du pétrole a de nouveau alimenté l’inflation. Par conséquent, les chances de baisses de taux rapides diminuent. Et sans taux plus bas ou conditions financières plus accommodantes, il est difficile pour Bitcoin de véritablement percer.
Selon Puckrin, plusieurs éléments sont nécessaires pour atteindre 90 000 dollars :
- une fin crédible des tensions géopolitiques ;
- une baisse durable du pétrole vers 80 dollars ;
- et des indicateurs économiques qui réduisent la crainte de stagflation.
Tant que cette combinaison n’est pas réunie, le potentiel de hausse reste limité selon lui.
Cours techniquement encore incertain
Graphiquement, la situation ne semble pas encore solide. Bitcoin a bien rebondi, mais le cours est ensuite retombé vers 71 000 dollars. Cela s’est produit après que les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échoué, conduisant à une nouvelle escalade.

Il est essentiel de noter que Bitcoin se situe toujours sous sa moyenne exponentielle sur 200 jours. Cela signifie que sur le plan technique, le marché n’est pas encore véritablement sorti de la zone de danger. Selon Puckrin, la première résistance sérieuse est autour de 74 000 dollars.
Les marchés secoués par l’échec des négociations
L’échec des pourparlers de paix a immédiatement influencé le sentiment du marché. Après l’impasse des discussions avec l’Iran, Donald Trump a annoncé que la marine américaine intercepterait les navires ayant payé un droit de passage à l’Iran pour franchir le détroit d’Ormuz.
De telles déclarations renforcent la crainte que la crise énergétique ne disparaisse pas rapidement. Et tant que ce risque persiste, l’inflation et les prévisions de taux d’intérêt restent problématiques pour les cryptomonnaies.
La Fed reste prudente
La Réserve fédérale américaine n’aide pas non plus pour le moment. Au sein de la Fed, des doutes subsistent quant à de futures baisses de taux en 2026. Les minutes de la réunion de mars ont même révélé qu’une hausse de taux n’était pas totalement écartée si l’inflation demeure élevée.
Cela rend la situation macroéconomique inconfortable pour Bitcoin. Le marché espérait depuis longtemps un contexte où la Fed pourrait assouplir à nouveau sa politique, mais le choc pétrolier et inflationniste repousse ce scénario.
Le message de Puckrin est donc clair : le redressement de Bitcoin reste fragile. Le cours se maintient plutôt bien, mais le véritable frein ne réside pas seulement dans le graphique. Il se trouve surtout dans le pétrole, l’inflation et la géopolitique.
Tether annule une méga-fusion crypto, Jack Mallers quitte Twenty One Capital
Tether abandonne le projet de fusion entre Twenty One, Strike et Elektron, tandis que Jack Mallers quitte son poste de PDG de Twenty One Capital.
Peter Brandt : mieux vaut acheter du Bitcoin que des valeurs de l’IA
Le vétéran du trading Peter Brandt estime que le cours du Bitcoin touchera un point bas le 4 octobre, avant de grimper vers 300 000 dollars en 2029.
Point marché crypto : Bitcoin et XRP en forte hausse malgré les menaces de Trump
Le Bitcoin et le XRP signent une excellente séance, alors que Donald Trump affirme que la guerre avec l’Iran est « loin d’être terminée ».
Les plus lus
Palantir profite de Trump, mais en paie désormais le prix
Palantir est de plus en plus lié à l’administration Trump. Un risque si la Maison-Blanche change de camp demain ?
VanEck voit une fenêtre majeure pour le Bitcoin : « Mieux vaut être positionné avant octobre 2026 »
Le géant VanEck, par la voix de Matthew Sigel, prévoit que le bitcoin retrouvera tout simplement un plus haut historique en 2028.
Un géant de la gestion revendique une première avec un fonds actif mêlant Bitcoin, Ethereum et XRP
T. Rowe réunit Bitcoin, Ethereum, XRP et Solana dans un même ETF à gestion active. Quel est l’intérêt ?