Le prix du pétrole a chuté de plus de 14 % après que le président Trump a annoncé une pause de cinq jours dans les attaques contre les infrastructures énergétiques iraniennes. Le Brent est passé de plus de 112 $ à 96 $ le baril avant de récupérer une partie de ses pertes.
Plus forte baisse depuis des semaines
La baisse a suivi immédiatement l’annonce de Trump sur Truth Social, où il évoquait des « discussions productives » avec l’Iran pour mettre fin aux hostilités. C’est la baisse la plus marquée depuis le début du conflit fin février.
Ce mouvement illustre l’importance de la prime de guerre intégrée dans le prix du pétrole. Un simple message sur une possible désescalade a suffi à effacer plus de 16 $ par baril en moins d’une heure.
Soulagement, mais pas encore de solution
Les marchés de l’énergie sont perturbés depuis des semaines. Le détroit d’Ormuz est largement fermé, l’AIE a évoqué la plus grande perturbation de l’approvisionnement pétrolier jamais enregistrée, et les prix des carburants ont augmenté plus fortement que ceux du brut.
Une véritable désescalade pourrait permettre de rétablir une partie de l’approvisionnement. Cependant, le retour à la normale sera long. Les compagnies maritimes ne reprendront pas immédiatement la navigation dans le détroit d’Ormuz. Plus de 40 installations énergétiques dans neuf pays ont été endommagées. Et la restauration de la capacité de production prendra des mois, quelle que soit l’issue des discussions.
Cinq jours déterminants
La trêve est conditionnelle et concerne uniquement les attaques sur les infrastructures énergétiques. Trump a souligné que cette pause dépend de l’avancée des négociations cette semaine.
Si les discussions aboutissent et que la réouverture du détroit d’Ormuz se dessine, le prix du pétrole pourrait encore baisser vers 85 $-90 $. En cas d’échec des négociations, le prix pourrait rapidement remonter à 110 $ ou plus. Après des semaines de volatilité extrême, avec des fluctuations entre 80 $ et 115 $, tout reste possible.
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