Les actions et les obligations ont de nouveau chuté vendredi, alors que le conflit au Moyen-Orient ne montre aucun signe d’apaisement. Le S&P 500 se dirige vers la plus longue baisse hebdomadaire depuis un an.
Les pertes se sont accélérées après que le Wall Street Journal a rapporté que le Pentagone envoie trois navires de guerre et jusqu’à 2 500 marines supplémentaires du groupe USS Boxer au Moyen-Orient.
Les futures indiquent également une pression continue. Les futures du S&P 500 sont en baisse d’environ 0,8 %. En Europe, l’AEX ouvre plus bas, enregistrant une diminution d’environ 0,7 %.
Les marchés sous pression sur tous les fronts
La vague de ventes sur les marchés financiers s’élargit. Le S&P 500 a encore reculé, tandis que le rendement des bons du Trésor américain à deux ans a atteint son plus haut niveau depuis juillet. Au Royaume-Uni, le taux des obligations d’État a grimpé à son niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008.
D’autres marchés ressentent également la pression. Le dollar a renforcé sa position, limitant les pertes hebdomadaires. L’or se dirige vers sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le prix du pétrole a légèrement baissé vendredi, mais reste considérablement élevé depuis le début du conflit.
Selon les experts du marché, l’incertitude avant le week-end joue un rôle majeur. « Certains investisseurs n’osent pas maintenir leurs positions, car de nouvelles évolutions négatives pourraient venir du Moyen-Orient », explique David Laut de Kerux Financial.
Le Pentagone intensifie la pression militaire au Moyen-Orient
Les États-Unis renforcent leur présence militaire, signalant des préparatifs pour un conflit prolongé. Le groupe USS Boxer, avec jusqu’à 2 500 marines, s’ajoute aux forces américaines déjà présentes dans la région.
Pendant ce temps, l’Iran reste actif dans la région. Les attaques contre les États du Golfe se poursuivent, malgré des signes antérieurs indiquant qu’Israël a cessé ses attaques sur les infrastructures énergétiques iraniennes. Le détroit d’Ormuz reste pratiquement fermé, augmentant ainsi la pression sur le marché pétrolier.
La triple witching accroît la volatilité
Les turbulences sur les marchés ont été amplifiées vendredi par la triple witching, un jour où les options sur actions, indices et ETF expirent simultanément. Citigroup a estimé à environ 5,7 trillions de dollars le montant des options concernées. Ce type de journée génère déjà une volatilité accrue, mais combiné à une guerre et à l’incertitude face à la Fed, la situation devient encore plus imprévisible.
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