Le brasseur Heineken prévoit de supprimer entre 5 000 et 6 000 emplois dans le monde. Cette restructuration est due à une pression continue sur le marché de la bière, surtout en Europe et aux États-Unis. L’entreprise fait face à une baisse des ventes et cherche à simplifier et rendre plus rentable son organisation.

La baisse de la demande de bière pèse sur le chiffre d’affaires

Les ventes de bière de Heineken ont diminué de 2,4 % l’année dernière, tandis que le chiffre d’affaires a chuté de 4,7 %, atteignant un peu plus de 34 milliards d’euros. Cette performance est inférieure aux attentes des analystes. Le recul reflète une tendance plus large : les consommateurs boivent moins d’alcool, en partie à cause de l’augmentation du coût de la vie et d’une prise de conscience croissante de la santé.

La perte d’emplois concerne principalement des postes à l’extérieur des Pays-Bas. Heineken emploie plus de 87 000 personnes dans le monde, dont environ 3 700 au siège social aux Pays-Bas.

La réorganisation doit rapporter des centaines de millions par an

Heineken vise à économiser entre 400 et 500 millions d’euros par an grâce à cette mesure. Selon le PDG Dolf van den Brink, l’accent est mis sur le renforcement des activités européennes. Les économies devraient provenir de la numérisation des brasseries, de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le marketing et de la vente d’activités non rentables.

Quelques brasseries seront également fermées, bien que les sites concernés ne soient pas encore spécifiés. La réorganisation s’étendra sur une période de deux ans.

Départ du PDG de Heineken, Van den Brink

La réorganisation suit de près l’annonce du départ de Dolf van den Brink, PDG depuis six ans, après plus de 28 ans passés dans l’entreprise. Heineken anticipe une croissance du bénéfice opérationnel de 2 à 6 % d’ici 2026. L’an dernier, cette croissance s’est établie à 4,4 %, soit la limite inférieure des prévisions.

D’autres grands brasseurs, comme AB InBev et Carlsberg, réduisent également leurs coûts pour mieux s’adapter à l’évolution des comportements des consommateurs.

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