Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum (ETH), a présenté un plan concret pour mieux protéger le réseau Ethereum contre les ordinateurs quantiques. Selon lui, il y a quatre composantes spécifiques d’Ethereum qui pourraient devenir vulnérables à l’avenir.
Quels changements sont nécessaires ?
Les ordinateurs quantiques sont des machines extrêmement puissantes, capables d’effectuer certaines calculs beaucoup plus rapidement que les ordinateurs actuels. Cela signifie qu’ils pourraient théoriquement compromettre la sécurité des blockchains comme Ethereum et Bitcoin (BTC). Buterin souhaite anticiper ce problème.
Actuellement, Ethereum utilise des signatures numériques spéciales pour sécuriser les transactions et les blocs. Celles-ci fonctionnent bien contre les ordinateurs classiques, mais pourraient ne pas être sûres face aux ordinateurs quantiques.
Buterin veut donc remplacer les signatures des validateurs actuels par ce que l’on appelle des signatures basées sur le hachage. Ces signatures numériques sont résistantes aux attaques quantiques. Selon lui, le choix de la technique appropriée est crucial, car elle sera probablement utilisée pendant longtemps. Il a déclaré à ce sujet :
« Cela pourrait bien être ‘la dernière fonction de hachage d’Ethereum’, il est donc important de choisir avec soin. »
La manière de stocker les données doit changer
Le système actuel de stockage de données d’Ethereum, appelé KZG, doit également être modifié. La technologie STARK est proposée comme remplacement. Cette méthode permet de vérifier les données sans tout dévoiler, et elle est plus résistante aux ordinateurs quantiques. Selon Buterin, c’est techniquement possible mais nécessite beaucoup de développement.
De plus, les comptes utilisateurs doivent devenir plus flexibles. Actuellement, Ethereum utilise par défaut des signatures ECDSA. À l’avenir, les comptes devront pouvoir utiliser plusieurs types de signatures, y compris des variantes résistantes aux ordinateurs quantiques. L’inconvénient est que ces nouvelles techniques demandent plus de puissance de calcul, et donc augmentent les frais de transaction (gas).
Solution intelligente pour réduire les coûts
Un problème majeur est que les preuves quantiques sécurisées sont très coûteuses à vérifier directement sur la blockchain. Buterin propose donc une méthode plus efficace : au lieu de vérifier chaque signature individuellement, un « preuve maître » unique est utilisé pour vérifier des milliers de transactions simultanément.
Cela permet de maintenir les coûts par transaction bas, même si la technique sous-jacente devient plus complexe. Le chercheur Justin Drake de la Fondation Ethereum travaille également sur des plans pour rendre Ethereum entièrement résistant aux ordinateurs quantiques. Selon Buterin, la transition se fera progressivement, avec des améliorations apportées au réseau étape par étape.
Avec cette feuille de route, Ethereum veut se préparer à un avenir où les ordinateurs quantiques ne seront plus un risque théorique, mais une réalité. Hier, vous pouviez déjà lire sur les autres plans d’avenir que Buterin a exposés pour le réseau Ethereum.
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