À Bruxelles, les tensions montent. Pour la première fois depuis des années, une motion de censure est discutée contre nul autre que le président de la Commission européenne. Il s’agit d’Ursula von der Leyen qui refuse de rendre publics des messages SMS secrets.

Von der Leyen sous le feu des critiques pour des SMS avec Pfizer

Von der Leyen aurait eu des contacts avec le PDG de Pfizer, l’un des plus grands producteurs de vaccins contre le coronavirus, pendant la pandémie. Elle aurait communiqué secrètement avec l’entreprise à propos de transactions milliardaires concernant les vaccins. À la frustration de nombreux eurodéputés, elle refuse de rendre ces messages publics, malgré une décision de la Cour européenne qui l’y oblige.

Le débat de cet après-midi concerne d’ailleurs plus que les SMS. En coulisses, le mécontentement à propos du style de leadership de Von der Leyen se fait entendre depuis longtemps. Elle serait en train de marginaliser les Commissaires et d’attirer trop de pouvoir à elle. Même au sein de sa propre fraction chrétienne-démocrate du PPE, tout le monde n’est pas enthousiaste. Les critiques lui reprochent entre autres d’affaiblir la politique climatique et de ne pas prendre assez de distance avec des alliés controversés, comme Israël.

La motion a été déposée par le juriste roumain Gheorghe Piperea. Il est impliqué dans la fraction conservatrice appelée ECR. C’est une fraction de droite conservatrice au Parlement européen qui milite pour la souveraineté nationale et moins d’intégration européenne. Entre autres, le SGP néerlandais en fait partie. Piperea a réussi à rassembler les 72 signatures nécessaires pour mettre la question de confiance à l’ordre du jour.

Quelles sont les chances que Von der Leyen doive démissionner ? Une destitution effective semble peu probable. Pour cela, une majorité des deux tiers est nécessaire. En pratique, cela signifie qu’au moins 480 votes « pour » sont nécessaires pour que la motion réussisse. Étant donné que la motion semble maintenant recevoir le soutien ‘seulement’ du PVV et de quelques membres de l’ECR, il est peu probable que ce nombre soit atteint.

Pression temporelle pour un accord commercial

Entre-temps, la présidente de l’UE a également d’autres préoccupations. Le temps presse pour Bruxelles en ce qui concerne un accord commercial avec l’Amérique. Sans accord, Trump menace d’imposer des tarifs douaniers allant jusqu’à 50 pour cent sur notamment les voitures européennes, l’acier et les médicaments.

Von der Leyen a indiqué ce week-end être ouverte à un accord avec les États-Unis.
Entretemps, Bessent, le ministre américain des Finances, a indiqué que l’UE est proche d’un accord. Par ailleurs, la date limite a été repoussée du 9 juillet au 1er août. Cela donne un peu plus de marge de manœuvre à l’Europe.

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