Chaque grande vague d’investissement suscite tôt ou tard la même question : s’agit-il d’une bulle ? Pour l’IA, la situation n’est pas différente. Après des années 2024 et 2025 explosives, les investisseurs abordent 2026 avec un scepticisme croissant. Pourtant, les chiffres continuent d’indiquer une seule direction : le flux de capitaux vers l’IA n’est pas près de s’épuiser. Aujourd’hui encore, les actions IA montrent que cette année pourrait bien être prometteuse.

Le succès de l’IA est plus vaste qu’on ne le pense

L’iShares Future AI & Tech ETF de BlackRock a enregistré un rendement de plus de 31 % en 2025. Cet ETF ne suit pas une seule mode, mais toute la chaîne de valeur de l’IA : concepteurs de puces, fonderies, producteurs de mémoire, infrastructures réseau, compagnies énergétiques et hyperscalers. En d’autres termes : l’ensemble de la “stack IA”.

L’ETF IA de BlackRock connaît une forte croissance. Source : Yahoo Finance

Cela est important car le succès de l’IA ne réside pas seulement dans les logiciels ou les modèles, mais dans tout ce qui est nécessaire pour faire fonctionner ces modèles.

L’ampleur des investissements dans l’IA est sans précédent

En 2025, le secteur technologique mondial a levé plus de 428 milliards de dollars par le biais d’obligations. La majeure partie a été émise par des entreprises américaines, et une grande partie a été investie directement ou indirectement dans des projets liés à l’IA.

Selon Crunchbase, plus de 202 milliards de dollars de capitaux ont été injectés dans les entreprises d’IA en 2025, soit une augmentation de 75 % par rapport à l’année précédente. En un seul trimestre, les hyperscalers ont déjà dépensé plus de 100 milliards de dollars en dépenses d’investissement.

Et cela ne semble être qu’un début. Goldman Sachs a récemment révisé à la hausse ses prévisions pour les dépenses d’investissement dans l’IA en 2026, les passant de 465 à 527 milliards de dollars. L’IA représente désormais environ 0,8 % du PIB américain. Historiquement, c’est élevé, mais toujours inférieur aux supercycles technologiques précédents.

Pourquoi les chocs antérieurs de l’IA ne perdurent pas

Début 2025, une faille est apparue lorsque Nvidia a perdu plus de 600 milliards de dollars de capitalisation boursière en une seule journée, notamment en raison de l’émergence du modèle DeepSeek chinois. Ce modèle a démontré que des performances comparables étaient possibles à moindre coût.

Mais le marché s’est rapidement redressé. La raison : l’efficacité réduit le coût par unité de calcul, mais augmente en même temps le nombre d’applications. C’est ce qu’on appelle l’effet Jevons. Des coûts de calcul moins élevés ne conduisent pas à une moindre demande, mais à un plus grand usage : du texte à l’image, à l’audio et finalement à la vidéo.

Tant que l’IA augmente réellement la productivité et ouvre de nouvelles applications, cet effet reste intact. Ce n’est que lorsque le progrès stagne et que la valeur économique déçoit que la surcapacité devient problématique.

Le véritable risque : le financement circulaire

Les critiques ont un point valable concernant la structure de financement. Le secteur de l’IA est fortement interconnecté. Les entreprises investissent les unes dans les autres, achètent mutuellement leurs produits et financent la croissance des unes et des autres.

Exemple : Oracle, Microsoft et Nvidia sont engagés dans un cercle fermé de capital via des investissements, des contrats cloud et des puces. Cela accroît la dépendance et rend le système sensible aux chocs.

Dans le même temps, cette ampleur ne peut simplement pas être financée par les flux de trésorerie propres. La frénésie de construction de l’IA repose sur la dette, les réinvestissements et la confiance dans les rendements futurs.

Pas une bulle classique, mais un projet de pouvoir

Le terme “bulle” est souvent utilisé comme un avertissement pour l’IA, mais de moins en moins comme une analyse. L’IA n’est pas une simple mode spéculative, mais une couche d’infrastructure stratégique pour les entreprises et les gouvernements.

Aussi longtemps que l’IA apporte des gains de productivité concrets et joue un rôle dans la formation du pouvoir économique et politique, le capital continuera d’affluer. Cela rend une implosion abrupte en 2026 peu probable.

La véritable question n’est donc pas de savoir si la croissance de l’IA va se poursuivre, mais qui en tirera finalement profit, et qui se retrouvera avec la facture si la croissance déçoit. Pour l’instant, presque tous les signaux pointent dans la même direction : 2026 sera encore une année où l’IA, et tout ce qui l’entoure, sera au cœur de l’allocation de capital des investisseurs.

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